R D Congo, une nation à l’identité perdue

Un drame périlleux

C’est une histoire qui dépeint le drame silencieux et périlleux d’un peuple qui, au fil du temps put perdre son identité au profit de celle lui imposée par ses bourreaux sans qu’il ne la comprenne, et moins encore ne la maitrise. C’est une histoire qui me rappelle la chute de l’homme au Jardin d’Eden à cause de la ruse du serpent. Car au profit d’un seul homme la destiné et la richesse de toute une nation fut marchandée et compromise. Un homme qui utilisa la ruse d’un discours philanthropique pour des fins égoïstes, sut convaincre ses pairs afin d’amorcer l’amoncellement de tout un continent et qui put obtenir tout compte fait, le plus gros morceau du gâteau.
Ce qui se déroula au fin fond de la jungle ne put en rien refléter cette vision trompeuse d’apporter la “civilisation aux nègres” mais au contraire, lui infligea une cruauté et une terreur sans nom et dont les stigmates se font remarquer jusqu’à présent.
Il faut l’admettre que ce peuple pacifique situé au cœur de l’Afrique eut connu contre son gré un traitement déshonorant et humiliant qui l’eut réduit au silence et dont l’écho de ses cris et de ses pleurs se réverbère jusqu’à nos jours. Un peuple qui fut extorqué de son territoire par un soi-disant “contrat de cession” tout à fait illégal, du fait de son ignorance de la lettre et de l’écriture. Ce soi-disant contrat laisse toujours à penser aux bourreaux d’autre fois qu’ils ont toujours ce droit de propriété jusqu’à date.

Une histoire répétée?

L’histoire se répète dit-on, et ces bourreaux se cachant sous l’étiquette de sociétés multinationales utilisent toujours la machine à tuer comme autrefois, mais avec des tactiques et des techniques adaptées aux temps modernes. Tant que l’intention première demeure celle d’étendre sa colonie, celle d’une exploitation à outrance et sans précédent de ses ressources humaines et naturelles pour des fins économico-égoïstes au lieu des intentions pacifiques et altruistes. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, dit-on. Autrefois ce fut la cueillette démesurée de l’hévéa pour apaiser la faim de la machine industrielle du 19ème siècle pour la production de caoutchouc. Aujourd’hui c’est plutôt l’exploitation du coltan qui fait encore courber l’échine de toute une nation au nom du développement technologique et dont la soif du sang n’est guère étanchée.

Sans identité et sans destiné

Nous avons donc affaire avec un peuple dont la mentalité est prise en otage à cause de ses propres richesses et que son identité est troquée.
Tout se passe donc au changement de mentalité d’un peuple en vue de prendre en main sa destinée. Plutôt que de continuer de dépeindre un drame rappelant des souvenirs amers d’un système tortionnaire et anonyme sous couvert de “multinationales”, je me permettrais au contraire décrire l’épopée de ce peuple résiliant au fil du temps. Un peuple capable de donner des leçons à l’humanité tout entière du fait de son courage héroïque, de sa résistance stoïque et de sa capacité de renaissance semblable à celle d’un phénix.
William Nonge

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